Haut de page


 Envoyer à un ami  Imprimer  Augmenter la taille du texte  Réduire la taille du texte
Initiation à la VH

Contenu

La pression atmosphérique

partager sur facebook partager sur twitter
publié le 6 avril 2005 (modifié le 23 mars 2006)

La définition

La pression atmosphérique ou pression exercée par l’atmosphère est la valeur du poids de la colonne d’air s’étendant entre la surface d’une section de base et la limite supérieure de l’atmosphère.

Les pressions s’expriment en pascal, l’unité de pression du système international. 1Pa = 1 newton par m2 En météorologie, on utilise l’hecto-pascal appelé auparavant le millibar (mb). 1 hPa = 100 Pa
La pression moyenne est de 1 013 hPa au niveau de la mer, à une latitude de 45° et une température de 0 °C.

Les variations de pression dans le plan vertical

Plus l’on s’élève, moins la colonne d’air située au-dessus pèse sur la mesure de la pression. La pression diminue donc avec l’altitude. De plus elle diminue d’une manière non linéaire dans la mesure où l’air est un fluide compressible (dans l’eau non compressible, la variation de la pression est proportionnelle à la colonne d’eau).

Altitude

Pressions standard

5 500 m

500 hPa

3 000 m

700 hPa

1 000 m

850 hPa

0 m

1 013 hPa

Les variations de pression dans le plan horizontal

L’atmosphère est constamment en mouvement sous l’effet d’un certain nombre de déséquilibres thermiques créés essentiellement par le rayonnement (différence entre les pôles et l’équateur, entre les océans et les continents, entre la terre et les surfaces d’eau, entre les différentes surfaces terrestres, avec l’altitude, etc.). Elle cherche continuellement à rétablir ces déséquilibres par des mouvements d’air à la fois verticaux et horizontaux.

Ces mouvements sont modélisés par les météorologues qui peuvent ainsi, à partir des valeurs des paramètres fondamentaux de l’atmosphère à un instant donné, prévoir son évolution ultérieure.

Essentiellement en fonction de son gradient vertical de température, la pression varie autour de la moyenne. L’air chaud plus léger s’élève, inversement l’air froid plus lourd s’affaisse au voisinage du sol.

Au sol (à 0 m, 45° de latitude et 0 °C), si la pression est inférieure à 1 013 hPa on parle de basse pression , si elle est supérieure de haute pression .

De l’air chaud et humide donne une zone de base pression appelée une dépression (D) . De l’air froid donne une zone de haute pression appelée un anticyclone (A) . plus on se rapproche du centre de la dépression, plus la pression diminue et inversement pour l’anticyclone.

Illustration schématique d'une dépression Illustration schématique d'un anticyclone

On représente les champs de pression dans un plan horizontal (le niveau de la mer le plus couramment) par les lignes d’égale pression appelées isobares . Ces lignes forment des surfaces concentriques autour du centre de la dépression ou de l’anticyclone.

La répartition de la pression dans les différents plans horizontaux est une donnée fondamentale pour la prévision puisqu’elle induit les écoulements de l’air en altitude et au sol, donc le vent tel qu’il est perçu par un observateur terrestre.

Dans l’hémisphère Nord, l’air tourne autour du centre des anticyclones dans le sens des aiguilles d’une montre et autour du centre des dépressions dans le sens inverse. Il a tendance à s’écouler des zones de haute pression vers les zones de basse pression, comblant ainsi l’écart de pression qui existe entre les deux masses d’air. Mais d’autres déséquilibres thermiques recréent ces différences ailleurs au même moment, rendant ce processus perpétuel. C’est le moteur de nos climats, de nos saisons, des variations du temps au jour le jour.

gif - 18 ko
Illustration schématique des interactions basse et haute pressions

Pied de page

Site mis à jour le 13 juillet 2017
Plan du siteInfo Editeur - Contact | Authentification | Flux RSS